Alec seror
Shekhina
Shekhina
C’est le chant immortel sur la mère qui meurt. C’est avec sa disparition un trou qui se creuse au nombril. Ce sont avec son absence les derniers lambeaux de la divinité – Shekhina en hébreu – qui se diluent dans de puériles larmes. Ce sont avec la douleur les mots qui ne riment à rien.
C’est un récit qui ne cesse de se décliner et c’est le récit de cette déclinaison chez Albert Camus et Albert Cohen, Roman Gary et Simone de Beauvoir.
Alec Séror (1954-2012) est originaire du Maroc où il a fait ses études primaires avant de poursuivre sa scolarité à Paris sous la direction d’Emmanuel Lévinas. En 1970, il immigre en Israël où il poursuit des études d’ingénieur au Technion de Haïfa. De retour en France au début des années quatre-vingt-dix, il reprend des études de philosophie. Séror a publié plusieurs ouvrages en hébreu dont En terre de Philistie, Lettre à la mère (May Editions, 2015) et La Teigne (May Editions, 2016). Les charmes du non-sens, écrit en français, participe du pamphlet et du manifeste philosophiques.
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