NOTE DE LECTURE : ARTHUR KOESTLER, LA LIE DE LA TERRE (1946)

NOTE DE LECTURE : ARTHUR KOESTLER, LA LIE DE LA TERRE (1946)

Un reporter pris au dépourvu par le déraillement de l’histoire. Plus désenchanté que passionné, interdit d’accès à ses propres sensations, sans grande verve littéraire, au point de perdre sa voix à la transcrire. Pour un homme qui préconisait le rire comme panacée, il avait l’écriture plutôt rugueuse. Il n’aura cessé de se demander comment il a pu être aussi niais pour se laisser berner par toutes les philosophies auxquelles il a adhéré. Peut-être l’était-il vraiment, sa grande vanité brouillant en lui tout sens de l’humilité. Cherchant la terre promise, il se retrouvait parmi la lie de la terre. Il ne se doutait pas que le ciel n'est promis qu'aux niais de la terre.

Koestler aura passé sa vie dans un état d’indignation chronique à corriger une œuvre dont il n’aurait écrit que des brouillons. Il le reconnaît lui-même, il n’était qu’un tâcheron. Sans racines ni traditions, errant dans le journalisme.

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